Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

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Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Duc de Saint Sermon le Ven 13 Juil 2007 - 17:04

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Je ne voudrais point que Monseigneur le Mesquin ait la joie de goûter cette journée, qu’il prendra sans doute, ayant tout manigancé en ce but, pour celle de son triomphe, sans ajouter, ainsi qu’il se doit, la goutte nécessaire de fiel et d’amertume à sa mauvaise joie.
N’est-il point dit, d'ailleurs, fort véridiquement, chez les Pères de l’Église, qu’il convient de ne point outrager Dieu par un excès de suffisance dans le contentement, de superbe dans la fortune ou d'arrogance dans la félicité, sans avoir soin, pour peu qu’on ait ce qui se nomme une âme, et que l’on possède quelque souci du soin de sa conscience, de mêler à l'éclat de ses prospérités le venin, ou l'humeur noire et bilieuse des méditations sur le caractère transitoire et incertain des bonheurs d’ici-bas ?
Et les anciens Romains, pour païens qu’ils fussent, n’avaient-ils souci, ainsi que nous le narre Caïus Pétronius Arbiter, en son peu recommandable aux bégueules patronnesses roman du "Satiricon", de faire apporter, au milieu des festins et des réjouissances, le simulacre d’un squelette d’argent, afin de bien faire entendre par-là aux convives, que tout plaisir du monde est passager, autant que soumis à la règle implacable de la Parque, qui seule, peut démêler le fil des fatalités, et trancher le cours de nos jours quand bon lui semblera de décider de l’heure de notre fin dernière ?
Au reste, il serait bien sot que Monseigneur-Lune se réjouît par trop de ce qu’il prendra pour l’assomption de son postérieur et pour le couronnement de ses manœuvres, sur un trône dont il a usurpé l’emploi.
Que Sa détestable Seigneurie se fasse, ce jour, ou non établir dans des droits auxquels il n’a nul titre, autrement que par le faux, la ruse et le mensonge, voilà qui doit nous faire méditer sur les turpitudes coutumières d’ici bas, - mais qui, sans nul doute, ne le fera point, lui, réfléchir aux scrupules qu’il en devrait avoir.
Quoi ? se faire élire à une place qu’il a conquise, non par ses qualités ni par ses mérites, et s’y faire plébisciter, au lieu que ce soit (comme il en est des vrais monarques) à la fois par la Cour, la Ville et le Peuple, mais par une coterie de quelques créatures d’ombre et de médiocrité, dont l’obscure existence n’eût point été révélée sans que Monseigneur ne s’avisât de les mettre en lumière par son art de la flatterie et les détours de ses torves calculs d’ambition! Voilà, pour tout dire, qui nous amuse et nous attriste à la fois, - nous qui savons, justement, ne nous point inconsidérément envirer de faux triomphes sans mélange, et démêler l’illusion des apparences de la vérité du fond des choses et des faits que nous rapportons et jugeons.
Car c’est bien par les détours les plus malhonnêtes que Sa Médiocrité régente aura réussi à tromper son monde, et à s’appuyer, afin d’établir sa dérisoire gloriole, non sur une compagnie d’hommes d’honneur, mais sur une coterie à qui le lient le partage d’un même secret, la menée des mêmes manigances, et qu’il tient sous sa dextre et son autorité, non par l’amitié ou l’estime réciproque, mais par le chantage et la menace, - toutes sortes de choses qui ne font point les chevaleries, ni même les fraternités, mais les associations de malfaiteurs, plus unis par leur forfait ou par leur crime, que ne le seraient d’honnêtes hommes par la vertu et la générosité de cœur.
Monseigneur-la-Lune, qui n’en est, à vrai dire, point à son coup d’ essai, dans l’accaparement, à son bénéfice, du bien d’autrui, ne fut cependant point toujours aussi heureux dans la fortune que le sort réserva à ses intrigues, - et nous l’allons ici rappeler, en ce funeste jour " qui fut pour tout un peuple une nuit éternelle ", ainsi que l’écrit Monsieur Racine dans sa tragédie d’ "Andromaque", afin qu’il n’en prenne point trop à son aise avec nous autres, les Grands, demeurés fidèles, à son grand ennui et à son impuissante fureur, au souvenir et à la mémoire du feu Roy Jean.
Il faudrait ici redire toute la suite de coups manqués auxquels Monseigneur doit à la fois sa rancune tenace, son amertume inextinguible et son envie sans cesse insatisfaite.
Ainsi que le disait, il y a quelque temps, l’excellent Père Bossuet, que Monseigneur a relégué en disgrâce, - comme il y fait tomber tout ce qui, de loin ou de près, révèle un talent dont l’éclat qui fait de l’ombre à sa petitesse -, et dont il a cru bon de remplacer, à la messe du Dimanche midi, l’éloquence quelque peu trop tonnante et implacable, par la rhétorique molle et sans danger de son béni-oui-oui confesseur : l’oblique Abbé de Fauderche de Saint-Cyr l’Haimpompe, (autrement dit par ces dames : " la soutane flottante "), qui confond l’eau bénite avec l’eau de rose, - ainsi donc que le disait avec horreur l’excellent Bossuet, parlant de cette "invidia" rien moins que mortellement pécheresse et sans limites dont Monseigneur est, comme par la fièvre, dévoré : " Il n’est, comme il est écrit dans l’ "Ecclésiaste", que le Diable soi-même, pour être ainsi perpétuellement brûlé d’une soif qu’il ne peut point, par nul moyen, rassasier ".
Dois-je ici rapporter, aussi, que Monseigneur me fait penser sans cesse à ce mot qu’eût, un jour, le Prince d’Athènes, dont la juste cruauté de l’esprit n’est point à prouver à ceux qui l’estiment autant qu’il l’aiment, et dont les reparties régalent toujours sans faillir les connaisseurs dont nous sommes du fort petit nombre, - ce Prince aimable, donc, entre tous, qui, un jour que le défunt Roy Jean se plaignait de l’insistance avec laquelle Monseigneur, – qui n’était, alors, encore qu’un insignifiant petit chambellan des audiences du Jeudi -, le flattait, le pressait, l’enjôlait, le caressait pour tout dire, avec les obséquieuses et obscènes grâces d'une chatte en amour ayant perdu la tête et toute retenue, afin que la faveur du souverain lui accordât le cordon de l’Ordre de Saint Louis, répliqua à Sa Majesté : " Sire, donnez-le lui… sans quoi, je le connais : il le volera ! "
Or, pour en revenir à notre affaire, il advint, jadis, que Monseigneur, - qui n’était alors rien que l’exécuteur de basses besognes et le ratureur de paperasseries qu’il eût mieux fait de demeurer, sans briguer un manteau de pourpre dans les vagues duquel il finira par noyer son ambition misérable, et qui paraît trop ample et large pour ses étroites épaules -, il advint donc que l’actuel Régent-Lune, se faisant fort de s’attribuer, déjà, des mérites empruntés, et de se croire autorisé à briguer, comme le renard de la Fable, les raisins mûrs d’une faveur hors de portée, suspendus à la treille d’une gloire inaccessible… bref, il advint que, pour quelques obscures relations qu’il avait dans le monde, qui n’étaient que des accointances de rencontre et des connivences de hasard, se croyant le bras assez long, afin décrocher les astres, Monseigneur s’avisa de faire son nid de coucou chez les Gentilshommes de cette coterie célèbre, non moins brillante qu’honorablement famée et considérée par tous, sur la place comme à la Cour, qu’on nomme : "l’Antichambre des Nobles de France", - et, plus communément, entre gens de notre monde, que l’on désigne par ses lettres initiales d’A.N.F.
Ledit coucou n’en était point à son premier vol, - qui n’était point, loin s’en faut, vol d’aigle, ou même de vautour, - mais rapine d’usurpateur patenté de places et de titres, et lésine d’oiseau fort prompt, toujours, à se percher sur la branche de tous les arbres, - fussent-ils arbres généalogiques.
C’est, au reste, par là qu’éclate, une fois de plus, ce que nous ne cessons de dire et de rappeler en ces pages, qui doivent servir de testimonial d’un règne honni, qui restera dans les mémoires comme l’un des plus grandiosement piteux et ridicules de l’Histoire, et comme l’un des plus néfastes qu’ait oncques eu à supporter notre éploré Royaume : que Monsieur le Mesquin ne peut voir un siège vacant, sans avoir désir d’en croire honorer le coussin de son derrière, et d’y poser son séant, en preuve de son autorité. Ainsi que le faisait vertement remarquer, avant qu’il ne prît la mouche pour de bon, et se mît en définitif congé de la Cour, le regretté Chevalier de la Paucardière : " Rencontrerait-il une chaise percée que son occupant eût désertée l’instant d’avant, que Monseigneur s’inventerait quelque urgente colique, afin d’y satisfaire, non ce besoin, qui nous est à tous naturel, de se lâcher le bas-ventre, mais sa vanité d’avoir, en place d’un autre, occupé le fond d’un fauteuil qu’il croyait lui tendre les bras ouverts de ses accoudoirs. " C’est ce qui arriva, le jour que, profitant de que des affaires tenaient celui-ci éloigné des responsabilités qu’il avait, comme Maître de la confrérie de l’Antichambre des Nobles, Monseigneur-Lune s’avisa d’usurper la direction de ladite Antichambre, en place du Marquis de B***, - dont chacun reconnaîtra le nom, si j’ajoute que ce dernier, non content de briller par la longue suite ininterrompue de gloires politiques et mondaines qui environnèrent ses aïeux, possède en outre l’un des plus beaux châteaux, et l’un des plus voluptueux jardins des environs de Paris, - lieux enchanteurs, auprès de quoi doivent pâlir ceux de Sémiramis et d’Armide.
(...)


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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Duc de Saint Sermon le Ven 13 Juil 2007 - 17:06

(2/2)

Le Marquis de B***, possédant par la naissance et par les qualités qu’il avait toujours su montrer, à la fois comme administrateur de ses domaines, mais aussi, comme personnage en vue, détenteur d’assez d’autorité pour être reconnu par ses pairs pour leur maître naturel, est à mille coudées au-dessus de Monseigneur, - et cette évidence, qui ne fait nul doute aux yeux des gens de bon sens, semblait cependant échapper à Sa Petitesse régente, - qui, pour posséder certes des titres anciens, n’est, malgré tout, ni d’une lignée aussi fameuse, ni d’une extraction aussi rare que le Marquis de B***. Disons-le, même, pour donner une image aussi parlante de lui que ne le sont ses armes à trois palmipèdes se dandinant dans la nuit : Monseigneur-la-Lune n’est, pour posséder de la branche, qu’un des derniers rameaux secs d’un arbre à très vieux tronc, - quand le Marquis de B***, sachant faire fructifier ses alliances, et bien cultiver le prix et l’ancienneté de son sang, a fait demeurer son blason toujours plus éclatant de vertus et de gloires nouvelles. Or donc, il se trouva, disais-je, que l’excellent Marquis fut, à un moment, en passe de se soumettre à nouveau au suffrage électif de ses pairs, et remit en jeu son siège de Maître de l ‘A.N.F. Les jeux semblaient faits d’avance, - car nul n’eût même songé à mettre en doute les capacités d’un homme qui s’était tout entier, et toujours dévoué à protéger les Arts, et à défendre les intérêts de la Noblesse du Royaume. Il n’en fallut guère plus, pour que Monseigneur se crût plus fort, et plus apte encore que ne l’était le Marquis à briller dans ces parties qu’il se targue de connaître mieux que quiconque, - et en lesquelles il n’entend rien, mais se prétend mieux que nul autre, autorisé à imposer son avis. Arguant des quelques coteries de vieillards qu’il avait déjà entourloupées en les perdant de belles paroles et de vaines promesses, et s’autorisant de la direction du petit conseil des Gentilshommes de la Chambre, qu’on avait pris pour coutume d’appeler (parce que leurs réunions avaient lieu en cette partie de Versailles) : " le Club du Salon du cartel ", dont il s’était arrogé la présidence, et qu’il avait réussi à faire dégénérer jusqu’à l’exsangue, Monseigneur s’avisa donc de conspirer, afin de réussir le même tour au sein de l’Antichambre. Or, il calcula fort mal, - croyant qu’il lui suffirait d’exhiber ces piètres illustrations, et de faire montre de ses titres, pour que ses pairs le reconnussent aussitôt pour leur égal.
Il semblait ignorer, - pour avoir plus souvent fréquenté les culs de sac bureaucratiques des Ministères que les brillantes réunions de la Cour -, que, même au regard des gens du monde, les titres ne sont point tout, et qu’il ne s’agit point seulement de porter un nom (quelque ancien qu’il fût), - mais qu’avant tout, il faut à ces titres, faire honneur, et se rendre, en ses actes, digne de l’héritage que l’on reçut, et que l’on transmet.
Or, qu’était Monseigneur, en comparaison du Marquis, - et qu’était (si l’on ne parle que des signes extérieurs du rang et de l’opulence), devant le splendide château de son rival, le misérable hôtel particulier qu’il occupait à Versailles, et le manoir étriqué que sa famille lui avait laissé en héritage, au fin fond de cette pouilleuse Bretagne, - au lieu dit Saint-Cast, - qui n’est, pour tout dire, et comparé aux parterres précieusement brodés et ornés, aux grandes eaux ruisselantes et aux bosquets enchantés du domaine de B***, qu’un désert pelé qui sent la caque et le hareng de fond de cale, sous un des ciels les plus pisseux, en toute saison, du Royaume ? Le Régent, - qui lors, ne l’était encore point devenu -, oubliait que la plus cruelle des règles à la Cour veut que l’on peut bien posséder, si l’on veut, et exhiber deux cents quartiers de noblesse, - comme c’est le cas pour nombre de hobereaux de province, qui s’illustrèrent jadis fort obscurément, et collectionnèrent d’incultes arpents d’enclos qu’ils finirent prétentieusement, mis bout à bout, par regarder comme des fiefs, - confondant la basse cour d’une gentilhommière avec un Duché, ou considérant le champ du voisin comme une enviable Principauté à adjoindre à leur États -, rien ne vous y distingue, si vous n’en y êtes point, - ce qui (" en être "), signifie d’abord d’y être, - et, pour y demeurer digne de crédit, de s’y montrer, et de s’y dépenser, non seulement en fortune et en ce que vous coûte un train ruineux mais nécessaire à tenir son rang, mais aussi, en mérites, en esprit et en services rendus, - toutes matières en quoi Monseigneur, qui est le plus avaricieux, le plus borné, le plus court d’intelligence et le plus gourmand et envieux d’honneurs indus qui soit, ne saurait, à coup sûr briller autrement que par son éclatante déficience.
Ainsi, son coup de force monté à l’Antichambre échoua-t-il, grâce à l’esprit de parade et de prudence avisée du Marquis de B***, - à qui il suffit alors, pour déjouer la conjuration fort maladroitement ourdie contre lui, de dévoiler, auprès de ses amis, ce qu’il savait des quelques déplaisants secrets qui entouraient les faux mérites et les vraies combinaisons passées de Monseigneur, le désignant pour un Royaliste qui posait à l’être plus que le Roy soi-même, et qui, au fond, n’était qu’un de ces bureaucrates de service, plus attachés à défendre l’inefficacité du système qui les font vivre, prospérer et persister dans l'être de leur inexistence, qu’à protester contre, et à servir l’indépendance d’esprit naturelle aux hommes de qualité ; et, laissant, pour la fin, cruellement plaider l’évidence à son sujet, le Marquis, "in caudam venemum instillans perfidum", s’avisa de leur faire voir, sans plus ajouter de commentaires ou d’avis, combien, dans ses manières et son apparence elles-mêmes, son rival semblait porter sur le visage l’opiniâtreté bornée des imbéciles, et comme il avait l’air, dans toute sa mine et dans son maintien, plutôt que de posséder la majesté propre à tenir le sceptre ou à manier avec élégance la canne à rubans, d’avoir avalé l’un par la bouche, et de s’être enfoncé l’autre par là où on prend plus volontiers, lorsqu’on a abusé des venaisons, le libérateur clystère d’eau vinaigrée que recommande la Faculté.
Pour résumer : Monseigneur Lune eut été, de tout l'aspect disgracieux dont il offre les traicts et montre les dehors, tant emprunté et maladroit qu'il est de sa personne, comparable à quelque mauvaise enseigne apposée au-dessus de la porte d'une bonne maison, fort peu propre à encourager le chaland à entrer...
Le dernier mot de l'histoire doit être dit, - car il me fut rapporté par l'un des habituels commensaux du Marquis, qui, quelque temps après, le prenant à part après dîner, dans la Galerie des Bustes, lui affirma ceci : qu'à son avis, "Monseigneur représentait tout ce qu'il y avait de plus détestable, et de moins recommandable, dans la tâche de représenter ou défendre dignement les coteries ou les idées dont il se prétend le thuriféraire, - que tout en lui n'était que pose et mensonge, n'ayant pour but que de servir, en se servant de tout ce qu'il trouve libre d'usage sur sa route, ses risibles petites ambitions personnelles... et que, quand bien même ses excès de zèle, ses discours emportés, son étroitesse de vues aussi niaise que péremptoire sur ce qu'il croit indiscutable et juste, en matière politique, tout comme dans les autres parties des Sciences, des Arts, et même de la Religion où ce coucou se croit Phénix, suffiraient à provoquer l'effet contraire de ce qu'ils visent, en désobligeant ses pairs eux-mêmes, et insultant jusqu'à l'intégrité et la sincérité morale de son propre camp, - il n'est, en cet homme, rien de plus compromettant, d'abord et par-dessus le reste de ses défauts et tares, que sa naturelle, incoercible et indécrottable bêtise, qui dépasse, à soi seule, l'énormité de tous ses autres ridicules..."
Que l’on sache donc, au jour où Monseigneur va, sans nul doute, trouver à se rengorger d’un triomphe sans lendemain à la Cour Courtoise, triomphe qu’il n’aura fait qu’établir par le marchandage, la ruse, le chantage et la menace, et qu’il aura plus acheté que gagné (car on sait que sa cassette est inépuisable, lorsqu’il s’agit de s'approprier des charges auxquelles ses vertus ne sauraient l’exposer à prétendre), - que l'on sache, disais-je, qu’il fut, naguère, en un lieu où il se voyait déjà maître, quelqu’un d’assez téméraire et courageux, pour le renvoyer dans les cordes (sans omettre de lui sous-entendre d'user par là-même de celles-ci, afin d'aller se faire pendre ailleurs), et pour le renfoncer dans l’obscurité d’où sa malfaisance n’eût jamais dû sortir, et où sa médiocrité eût mieux fait de continuer à se terrer, telle qu’une puce dans les basques poudreuses d’un vieil habit, ou qu'une mite parmi les boucles moisissantes et défoliées d'une perruque veuve de crâne, au fond d’un cabinet noir.

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Courtoisrazzo le Ven 13 Juil 2007 - 19:38

Plaudite Cives!
Bravo à l'estimé Duc de Saint Sermon pour cet opportun retour qui nous livre une mésaventure passée du Quinquin-des-Quinconces (sa velléité de putsch, heureusement déjoué et raté, au sein de l'A.N.F., - je traduis pour les roturiers et vils manants qui sévissent en ces lieux : la très chic, très prestigieuse et fort dynamique "Association d'Entr'aide de la Noblesse Française")...

Flop d'usurpation associative (pour une fois) mémorable de notre nationale et courtoisienne Endive lunaire, au sein même de la compagnie de ses pairs (cet homme-là trahirait "pair" et "maire", - surtout s'il s'agit du maire actuel de Versailles, qui fait faire à Quinquin sa "pinte" quotidienne de mauvais sang), et épisode ô combien croustillant, sur lequel j'étais moi-même fort tenté de "balancer", un jour ou l'autre, dans les colonnes du Vénérable Forum Libéré...

Mais voilà qui est fait, cher Duc - par vos soins talentueux, et dans le style "grand siècle" qui convient à la narration de cette mémorable affaire qui laissa Quinquin-la-Purée plus interdit, grotesque et piteux encore qu'à l'ordinaire...

De plus, - dois-je vous soupçonner à raison, perfide aux gants de velours que vous êtes? -, je me demande si votre titre évoquant le "vol" plané du Coucou de la Pendule n'est pas, pour les initiés, une discrète référence à la personne qui vous aurait, comme on dit, "rencardé" sur cet épisode picaresque...

Laquelle porte le nom d'une des plus anciennes et brillantes familles de l'armorial, - qui fut aussi celui d'un célèbre homme de lettres avec lequel, - et malgré ses qualités à défier l'apesanteur -, Louise de V*** ne consentit pas à "s'envoyer en l'air"?...

En ce cas, nous aurions les mêmes sources!

Mais chut!
Craignons, pour nos amis, les représailles de la Truffe à écharpe blanche du potager du Roy... et redoutons de ne semer la zizanie au sein de la très noble confrérie de la particule...

Surtout, tremblons de transformer le très digne F.L. en annexe de Point de Vue, si cher à Maîtresse Dominique-désormais-du-C.A. Paoli...

À moins que notre grand Chacal en Chef et le vénérable Grand Archi n'y voient guère malice, ni malencontreuse excessive pipeulisation des aventures et tribulations de HdL-FM. ironic

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Que faire d'un f...c...

Message par fromentin le Ven 13 Juil 2007 - 20:10

Bref moi qui suis de la roture j'y entrave que pouic, aux manoeuvres de la haute.Ce que je comprends c'est que le gonze en question est de l'espèce du connard prétentieux qui fout le bouzin partout où il passe à cause qu'il se croit supérieur et qu'il faudrait demander à quelqu'un de nous l'envoyer se faire voir à Clichy sous-bois ou à Stains puisque même les moyens legaux ne parviennent pas à nous en débarrasser.

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Philippe Inégalité le Ven 13 Juil 2007 - 22:21

Le Duc de Saint Sermon a écrit :
en place du Marquis de B***, - dont chacun reconnaîtra le nom

S'agit-il du marquis de Dreux-Brézé ? (car je n'ai pas trouvé de marquis de B*** dans la liste des présidents de l'ANF indiquée par Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_d%27entraide_de_la_noblesse_fran%C3%A7aise )

En tous cas, applaud à Monsieur le Duc (dont la perruque n'est certes pas veuve de crâne...)

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Saint Georges le Ven 13 Juil 2007 - 22:48

Philippe Inégalité a écrit:Le Duc de Saint Sermon a écrit :
en place du Marquis de B***, - dont chacun reconnaîtra le nom

S'agit-il du marquis de Dreux-Brézé ? (car je n'ai pas trouvé de marquis de B*** dans la liste des présidents de l'ANF indiquée par Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_d%27entraide_de_la_noblesse_fran%C3%A7aise )

En tous cas, applaud à Monsieur le Duc (dont la perruque n'est certes pas veuve de crâne...)

Monsieur le Duc me fait vous dire, Monsieur l'estimé membre au pseudo qui fleure l'orléaniste "paoliste" (vade retro! ironic) qu'il est effectivement difficile d'abréger en D*** B*** (ce qui évoque un peu, dans le genre "division blindée", l'esprit léger, subtil et à nul autre comparable dans l'entrechat de la chenille de panzer, de certain autre forum que nous savons, et où, désormais, il semble que gagne la déliquescence lesquino-misogyne-arbitraire la plus symptômatique du genre, au point qu'on en soit à envoyer dans le dentier des bonnes-mamans-gâteaux les plus respectables des : "ta gueule, la vieille... fait iéch!"...) dignes de la dalle d'Argenteuil expatriée en Moselle profonde.

C'est plus le Forum Courtois, c'est "Fantasia chez les ploucs"... ou "rififi à Clichy la Garenne". mdr2

Si je puis me permettre (puisqu'ils viennent nous lire, les coquinous, afin de se distraire de leur Désert des Tartares de la rhétorique, de l'imagination, de l'intelligence et de l'information) je leur proposerais volontiers un nouveau slogan pour leur kolossal Bazaar : LE FORUM COURTOIS : Le seul Forum du net où tout se passe en MP, excepté le ridicule...

Cordialement.

L'Admin.
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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Ultor le Ven 13 Juil 2007 - 23:15

Cher amis

Depuis mon chatêau des Carpathes, j'avoue mon étonnement devant les jeux stériles des derniers rejetons de ce qui avait pour nom la chevalerie française, et qui a renoncé à ses privilèges le 4 août 1789.

Toutefois je me pose une question. Et vous pourrez peut-être m'éclairer.

Le bruit court que votre Lesquen aurait déclaré un jour que "la France est née en 1789".

Quelqu'un peut-il nous donner la référence exacte de ce surprenant apophtegme ? ou nous démentir ? (D'autres l'ont dit avant Lesquen, mais précisément, tou tce que dit Lesquen a toujours été dit, moins sottement et péremptoirement en général, par d'autres que lui).

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Ultor le Sam 14 Juil 2007 - 21:06

Je reviens sur ma question en la renvoyant sur le fil des œuvres complètes de Sa Seigneurie et de ses grandes citations.

http://libreforum.forumactif.fr/L-actualite-de-Radio-Courtoisie-c1/Les-novelletes-de-Radio-Courtoisie-f2/Un-nouveau-jeu-citations-de-HdL-t526-30.htm

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Invité le Mar 17 Juil 2007 - 15:29

Puisqu'il est question ici de noblesse et de faquinerie, pouvons-nous ne pas citer la quintessence de la pensée Quinquinienne sur ce point ?

Quintessence que nous trouvons exprimée dans un mémoire de Mademoiselle Élise le Guével, pages 34 et 35, mémoire téléchargeable sur le site de l'IEP de l'université de Rennes.

Et qui montre que M'sieur Henry ne se prend pas pour de la crotte. Et au passage se veut meilleur historien que Fustel. Ne le savait-on pas déjà théologien, jurisconsulte, et tant d'autres choses ?

Enfin, d'aucuns y verront la clef de certaines accointances, et effectivement sa tripartition en quasi-castes raciales de la société française, où il s'octroie évidemment une place dans la caste la plus haute, a je ne sais quoi d'un nazisme pour cours du soir assez réjouissant.

La part de la noblesse dans l'identité française
Conférence prononcée dans les salons de l'ANF le 14/11/1990
par le comte Henry de Lesquen



Henry de Lesquen [1] affirme que la France est un condensé de trois peuples : les Francs, les Romains, et les indigènes gaulois. La 1ere aristocratie qui a dominé la France serait donc surtout formée des descendants des Francs, qui auraient conservé quelque temps leur langue et leur droit germanique. Au début du XVIIIème siècle, Boulainvilliers soutient que la noblesse d'épée descend quasiment exclusivement des Francs qui ont occupé la Gaule. Fustel de Coulange recusera cette thèse en affirmant que la noblesse s'est entièrement renouvelée au fil du temps par le brassage permanent entre aristocratie gallo-romaine et conquérants germaniques, pour aboutir à un sang neuf. Or d'après le Comte de Lesquen, cette thèse, bien que la plus répandue, est empreinte de subjectivité, dans la mesure où le sentiment anti-germanique très ancré a pu brouiller les pistes. La noblesse, bien qu'elle n'ait jamais été une caste fermée sous l'Ancien régime, « a surtout incarné la composante germanique de l'identité française » [2]

« La France est issu d'un synécisme entre trois peuples, à celui-ci correspond par une étonnante homologie, la société des trois ordres qui se forme au XI siècle. Il n'est pas faux de dire que le clergé continue de Rome, que la noblesse est issue des Francs, et que le tiers-état descend de la masse des anciens Gaulois ». Le Comte apporte ainsi une justification historique sur les origines de la noblesse pour entériner une distinction naturelle. La noblesse serait d'un sang différent, celui des germaniques et « cela transparaît dans le type physique des chevaliers [...] le héros des chansons de geste a toujours les cheveux blonds, les yeux gris-bleu, le teint clair, tout autant que la jeune fille qu'il épouse ».


L'homme noble est ainsi d'une qualité différente car d'un sang non seulement different mais meilleur : l'homme « bien né », le « bon sang » qui ne saurait mentir. Car outre cette origine différente, la noblesse cultive sa qualité par un processus cumulatif lié à la transmission héréditaire. Le comte de Lesquen affirme que « c'est l'hérédité qui fait d'abord l'identité d'un individu et cette identité génétique, léguée par ses parents, est entièrement constituée dès l'instant fatidique de la conception [...] tradition confirmée par la science moderne », ce qui lui permet un amalgame rapide du génotype qui organise l'ensemble de l'activité de l'organisme à la personnalité, elle-même résultante de ce génotype. « Ainsi l'hérédité prime l'éducation. C'est sur le socle de son patrimoine génétique que l'homme assoit sa personnalité et qu'il accède à la conscience » et de citer l'anecdote d'enfants nobles qui ont perdu leurs parents et sont élevés par des marchands, mais rien n'y fait, ils sont devenus chevaliers « car leur nature ne peut être corrigée, la qualité de noble ne se perd ni ne
s'acquiert par l'adoption ».


Notes.
[1] Le Vicomte Henry Lesquen du Plessis Casso, ancien élève de Polytechnique, ENA, a occupé de nombreux postes dans les corps de l'Etat : Équipement, Industrie, Finance, il a également été maître de conférences à l'IEP de Paris de 1978 à 1987, et est aujourd'hui membre de la mission de contrôle des organismes agricoles du service du contrôle d'Etat au Ministère des Finances. Président du Club de l'Horloge, il a de nombreuses œuvres à son actif : La politique du vivant (1979), Socialisme et fascisme, une même famille (1984), L'identité de la
France
(1985), Socialisme et religion sont-ils compatibles ? (1986), L'Occident sans complexes (1987), Le refus
de l'exclusion, nouvelle expression de l'utopie égalitaire
(1995).

[2] Lesquen Henry (de), Bulletin de l'Association d'Entraide à la Noblesse de France, n°206 janv. 1991, p. 58.

Voilà. Ainsi les naïfs roturiers issus de populations génétiquement troubles en savent-ils un peu plus sur le pur chevalier hyperboréen si noble qui dirige la radio pour laquelle ils payent sans avoir mot au chapitre comme les vils manants qu'ils sont.

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par JUDEX le Mar 17 Juil 2007 - 15:58

Eh! ben, dites donc! On comprend mieux pourquoi, même chez ses amis les mieux titrés et les plus brillamment particulés, le Plissé-Cassant est tenu pour un taré dangereux, et un dément à ne pas inviter dans tous les dîners en ville!

Je crois d'ailleurs que l'estimé Courtoirazzo (plus introduit partout dans le gratin, - et à meilleur titre que ne l'est, - "introduit", veux-je dire Wink -, l'Obèse Chayrigues à Saucisse du Be-ketch) aurait à nous en narrer, là-dessus, à propos de certaines "sorties" verbales du Vicomte aviné, qui se refait son Nuremberg entre la poire et le fromage, - "sorties" ô combien dérapantes, qui ne lui ont pas valu que des amis, ni de forte recrudescence d'envois d'invitations sur bristol à venir distraire la galerie, au sein-même du "beau monde"...

Certains soirs, paraîtrait-il même, le Chevalier Blanc de la nazification par le Bottin-Mondain, se changerait, après quelques verres de trop, d'Hyperboréen en hyper-bourré de service, qui profère des choses que les chastes oreilles de la Comtesse n'osent entendre, ni même retranscrire sur son célèbre Album... Et qui font, neuf fois sur dix, que, les Quinquin une fois dans l'ascenseur, ou dans l'escalier, la Douairière, ayant refermé la porte, et écrasant un soupir de soulagement dans son mouchoir de batiste, murmure à sa bru, dans l'antichambre : "Celui-là, ma fille, on ne le réinvitera plus!

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par JG Malliarakis le Mar 17 Juil 2007 - 23:34

JUDEX a écrit:certaines "sorties" verbales du Vicomte aviné, qui se refait son Nuremberg entre la poire et le fromage, - "sorties" ô combien dérapantes, qui ne lui ont pas valu que des amis, ni de forte recrudescence d'envois d'invitations sur bristol à venir distraire la galerie, au sein-même du "beau monde"...

Certains soirs, paraîtrait-il même, le Chevalier Blanc de la nazification par le Bottin-Mondain, se changerait, après quelques verres de trop, d'Hyperboréen en hyper-bourré de service, qui profère des choses

Je vais être franc avec vous Judex. Dans ce genre de circonstances je le trouve plus marrant qu'à son habitude, quoiqu'on puisse le trouver fort vulgaire. Je le trouve même plus "réinvitable" pour tout dire que quand ilest à jeun et qu'il fait dans son faux registre baise-main et prout madame, registre dans lequel il se montre raide comme un passe-lacets, grotesque.

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Guinevere le Mer 18 Juil 2007 - 11:08

C'est un tissu de c...rie en branche (c'est le cas de le dire), ce discours.

1. Les Gaulois n'étaient pas la population autochtone mais la dernière couche d'envahisseurs avant les Romains.

2. Il y avait une noblesse et même une tripartition aussi bien chez eux, les Gaulois, que chez les Romains.

3. Il suffit de lire les textes d'époque mérovingienne pour se rendre compte qu'au royaume de Clovis, la "noblesse", ce sont d'abord les familles sénatoriales gallo-romaines, issues de la fusion des deux susdites.
Pour une fois qu'un article tient (à peu près) la route :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Noblesse

4. Les règles de succession en primogéniture mâle qui pourraient avoir amené ce "monogénisme" n'ont pas été appliquées avant le XIIe siècle en Bretagne (Assise au comte Geoffroy) où l'on suivait l'usage celtique et pas avant le XVIIe siècle, le rattachement à la France et l'enquête (fiscale) des d'Hozier pour la Catalogne et les pays pyrénéens.

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Invité le Mer 18 Juil 2007 - 11:50

Guinevere a écrit:C'est un tissu de c...rie en branche (c'est le cas de le dire), ce discours. (...)

4. Les règles de succession en primogéniture mâle qui pourraient avoir amené ce "monogénisme" n'ont pas été appliquées avant le XIIe siècle en Bretagne (Assise au comte Geoffroy) où l'on suivait l'usage celtique et pas avant le XVIIe siècle, le rattachement à la France et l'enquête (fiscale) des d'Hozier pour la Catalogne et les pays pyrénéens.

Ces propos désobligeants et cette insulte contre le vieille & anticque noblesse aryenne-germanique de basse-Bretagne sont un véritable crime de Lèse-Quin. Guinevere, arrêtez tout de suite d'insulter à sa Sublimissime Faquinerie, que sa supériorité innée rend immensément supérieure à tout le bas-peuple des handicapés du patrimoine génétique, qui ne sont bons qu'à cotiser. ironic


Dernière édition par le Mer 18 Juil 2007 - 13:30, édité 1 fois

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Guinevere le Mer 18 Juil 2007 - 12:37

ironic

Mais, cher Uncle, j'assume et j'ai toujours assumé ma propre ascendance, Poil à gratter par les femmes et Tribun du Peuple par les hommes...

content contentmauve ironic

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Guinevere le Mer 18 Juil 2007 - 13:08

Je vais même aggraver mon cas, tiens...

Passons sur la société du XIIe siècle "où se forment les trois ordres". Dumézil a déjà répondu d'avance dans des ouvrages dont il ne suffit pas de lire la quatrième de couv' pour en comprendre le propos. Les trois fonctions présentes dans l'imaginaire des peuples de racine indoeuropéenne ont sans doute retrouvé une interprétation clairement pensée (et christianisée) aux alentours de l'an mille mais nous sommes là davantage en face d'un idéal-type que d'une réalité sociologique.
http://www.georgesdumezil.org/
La société médiévale, comme toutes, était plus complexe que ses modèles mythiques et cette trifonctionnalité n'a joué un rôle juridique qu'avec les questions fiscales des XVIIe et XVIIIe siècles.


le héros des chansons de geste a toujours les cheveux blonds, les yeux gris-bleu, le teint clair, tout autant que la jeune fille qu'il épouse
Mon vieil ami Paul Georges Sansonetti*, l'un des meilleurs spécialistes de littérature arthurienne et comparatiste de surcroît, a clairement commenté dans ses cours à l'EPHE, ses articles et ses livres le sens de cette symbolique corporelle, celle des cheveux blonds solaires et du teint clair. Le corps dans les épopées médiévales est déjà, d'une certaine façon, le corps de résurrection dont parlait Corbin, dont chaque détail est porteur de sens spirituel. Les cheveux blonds évoquent l'humanité parfaite des origines, âge d'or d'Hésiode ou paradis terrestre, de la lumière incarnée, ils jouent le rôle de l'auréole dans l'iconographie. Le teint clair renvoie à la symbolique du cygne, autre épiphanie des origines. A la même époque, les scaldes qui recueillent par écrit les mythes scandinaves parlent des deux cygnes sur la fontaine d'Urd, source et origine de tout l'univers. Quant au bleu qui n'est d'ailleurs jamais gris, c'est le ciel, diurne ou nocturne, lieu du divin dans ce qu'il a d'innaccessible et d'apophatique. Il n'est pas étonnant de le trouver dans les yeux, miroirs de l'âme, de l'étincelle divine et tout aussi apophatique en l'homme.
On partage ou non cette symbolique mais l'interprétation "ethno-zoologique" aurait fait vomir Alain de Lille, pourtant inquisiteur -- ou même, plus près de nous, Julius Evola qui reprochait ce "zoologisme" à certain chancelier de sinistre mémoire.
Quelques références sur Paul-Georges :
http://www.clio.fr/espace_culturel/paul-georges_sansonetti.asp
www.iehei.org/Identite_europeenne/2006/SANSONETTI.pdf
http://www.editions-exedre.com/

*Il est passé une fois sur RC, dans une émission de Jean Gilles Malliarakis qui a oublié, semble-t-il, cet épisode. Il est vrai que ça remonte loin.

Comment, c'est du lèse... ? Ben oui ! ironic

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Invité le Mer 18 Juil 2007 - 14:12

Guinevere a écrit:
Mon vieil ami Paul Georges Sansonetti*, (...)

*Il est passé une fois sur RC, dans une émission de Jean Gilles Malliarakis qui a oublié, semble-t-il, cet épisode. Il est vrai que ça remonte loin.

Il a pas une cassette de son passage, des fois ?

Guinevere a écrit:Comment, c'est du lèse... ? Ben oui ! ironic

« Nous, par la grâce de Thor et d'Odin, Facon, roi des Quins, vous demandons de vous arrêter ! » mdr2

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Guinevere le Mer 18 Juil 2007 - 14:54

Thor et Odin ? A mon avis, ils regardent ailleurs. Ils ne s'intéressent qu'aux géants (du givre)...

Non, PGS n'a pas de cassette, on n'en donnait pas aux invités s'ils ne le demandaient pas et il n'a pas l'instinct des écureuils, il n'a jamais fait de provision de ses oeuvres. Je le lui avais demandé à l'époque. J'essaierai de voir avec d'autres qui auraient pu enregistrer, mais ce serait du travail d'amateur...

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par henri le Jeu 19 Juil 2007 - 19:11

Guinevere, vous vous emballez trop vite. Plutôt que d'insulter la plus illustre branche de la noblesse bretonne issue des francs, vous devriez, avec vos connaissances sur ce sujet qui ne semblent pas minces expliquer comment le clergé a pu garder un sang romain le plus pur jusqu'à aujourd'hui. "Il n'est pas faux de dire que le clergé continue de Rome" nous dit Quinquin. Oui mais comment ?

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Re: Un vol plané de Monseigneur le Coucou-Lune

Message par Victor le chacal le Jeu 19 Juil 2007 - 19:12

henri a écrit:Guinevere, vous vous emballez trop vite. Plutôt que d'insulter la plus illustre branche de la noblesse bretonne issue des francs, vous devriez, avec vos connaissances sur ce sujet qui ne semblent pas minces expliquer comment le clergé a pu garder un sang romain le plus pur jusqu'à aujourd'hui. "Il n'est pas faux de dire que le clergé continue de Rome" nous dit Quinquin. Oui mais comment ?
Excellent, mon cher. Le Faquen avec sa culture trouvée dans les blagues carambar s'est encore pris les pieds dans le tapis.
La chair est faible, mon frère. Certains ont dû fauter Wink

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