Merci au capitaine courage qui tient bon le flambeau

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Rageur Merci au capitaine courage qui tient bon le flambeau

Message par Invité le Jeu 4 Oct 2007 - 20:16

Moi aussi, ce soir j'aimerais dire merci au capitaine courage qui tient bon le flambeau de Radio Courtoise dans la tempête, qui réchauffe sur son coeur le brandon encore chaud et qui succède avec tant de brio à Jean Ferré, le surpassant même dans l'art difficile de soutirer des euros en faisant peur aux vieilles dames du seizième, Jean Ferré ayant toujours été plus un journaliste qu'un mendigoteur mondain.

Oui, thanks Riton. Car sans Henry de Lesquen je n'aurais jamais entendu ce soir le libre journal des plombés pionniers de la bande FM.

Je dois ici faire un détour pour la clarté de mon propos. Un ami — salut à vous main Paul T. si vous passez par ici — me demanda voilà quelques années « êtes-vous sûr d'être encore royaliste ? »

J'étais bien embêté à l'époque que je ne répondis pas. Ou alors par une pirouette.

Le libre journal de ce soir me permet de répondre à cette question.

Après avoir entendu un prince d'Orléans — dit d'Anjou, mais n'entrons pas dans ces querelles-là — chez Urrien ou Myard ou Fouquereau (on ne sait plus très bien) je peux répondre en toute certitude : non.

Venu présenter je ne sais quelle sienne organisation non gouvernementale sur-subventionnée qui l'amena à faire récemment un voyage plein de sollicitude pour les malheurs des Éthiopiens, il passa son temps à enfiler conneries souverainistes sur bêtises climatiques, le crachoir habilement tenu par les pionniers sur les ondes du 95.6.

Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : même si je ne suis pas d'accord avec eux il y a des souverainistes intelligents, qui ne se contentent pas de sentir le moisi. Il doit bien aussi exister, du moins je l'imagine dans ma naïfve confiance en la nature humaine, des toqués sympathiques de la catastrophe climatique. Mais là, c'était vraiment affligeant. Même une rédaction régionale reculée de France 3 aurait fait à la fois plus intéressant et plus crédible avec des stagiaires de RFI recrutés au titre de la promotion des réfugiés cubains en ZEP.

Il est vrai que ces gens généralement entourés d'une valetaille affligeante qui les appelle Monseigneur avec des ronds de jambe et qu'on décore du titre de prince — parce que roi amènerait immanquablement l'embarrassante question : roi des quoi ? — nous ont généralement habitué à ces performances au-dessous du médiocre. Je ne m'en serais pas formalisé sans doute, classant celui-là parmi les neuneus enlysés qui se croient quelque chose, n'était la réponse tombée des augustes lèvres à un message d'auditeur.

Ce message d'auditeur traitait un député de rigolo. Rendez vous compte. Et le prince n'aime pas que l'on traite les députés de rigolos. Outre que c'est « un élu de la nation à qui on doit le respect » — moi je considère surtout que la nation me doit de l'argent —, le prince dit avec un tel air de sincère outrage qu'il me fallut quelques secondes pour comprendre qu'il n'y avait là aucune trace identifiable d'ironie : « je trouve que le sens du respect se perd en France aujourd'hui ».

Eh oui mon brave mignon tout outré principulet !

D'abord, Tonseigneur, quand on pose à celui dont les ancêtres ont traversé dix bons siècles bien tassés, combien de guerres, de sang versé, de ventres ouverts sur les viscères taillées ou sur le sperme dont on fait les bâtards, se formaliser ainsi d'un manque aux convenances de la conversation prout-prout entre profiteurs particulés ou non de la République paraît un peu... comment dire ? ça fait un peu benêt. Verdelet. Disons-le : carrément niais.

Mais surtout vois tu, toi non plus je ne te respecterais pas pour ce que tu es. Parce qu'objectivement tu n'es rien. Un prince qui, au contraire de mollement enfiler les perles souverainistes et climatiques, à mi-chemin du frisson si banal d'être impolitiquement correct et de la satisfaction crasse d'être à la mode, ferait quelque chose, parlerait plus clair, entreprendrait de secouer un peu la vénérable poussière des siècles au lieu d'en trafiquer des sachets à petits profits, oui, je le respecterais sans doute. Le mot n'est d'ailleurs pas le bon. Je me dirais que celui-là mériterait sans doute qu'on le suive et l'aide un peu, si possible.

Mais un prince qui dit des banalités convenues déjà mille fois répétées, qui bouffe un peu plus d'argent de mes impôts pour une ONG où il semble n'y avoir comme d'hab que le N de trop, et qui en plus pousse des petits cris outragés quand devant lui on contrevient au respect qui se perd — ah ma bonne dame, où va la France je vous le demande ? où va la France ? — non, vraiment, ça, Chouchou d'Anjou, ça ne va pas être possible.

Merci donc Quinquin, car tu m'as permis de répondre, quelques années en retard, à mon ami Paul : non Paul, hélas je suis absolument sûr de n'être plus royaliste.

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Rageur Re: Merci au capitaine courage qui tient bon le flambeau

Message par Le Vengeur le Ven 5 Oct 2007 - 13:07

Royaliste pourquoi pas, mais pas pour intrôniser un pareil individu.

Actuellement, Sixte de Bourbon Parme est assez digne de son nom.
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