A moi les libertariens! Banques libres
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Re: A moi les libertariens! Banques libres
Laure a écrit:Uncle Toby a écrit:
C'est une invitation (à repeupler) ?
Ben non, je préfère les villes.
Je m'en doutais
Invité- Invité
Re: A moi les libertariens! Banques libres
Pour la réponse à PAB:
Ah ben j'ai été doublé par Uncle
Il est trop rapide
Ah ben j'ai été doublé par Uncle
Il est trop rapide
Re: A moi les libertariens! Banques libres
Sa Seigneurie a su recourir à des gens d'armes PRIVES quand il a fallu...Uncle Toby a écrit:(Encore que je me demande si Quinquin n'aurait pas pu être jeté sur le trottoir du boulevard Murat par quelques personnes résolues au début de sa prise de contrôle de RC, ça aurait évité bien des ennuis )
Elle a fait appeler la maréchaussée PUBLIQUE lors de la manifette de CR devant le 61 aussi.
Sa Seigneurie a peur de tout.
Re: A moi les libertariens! Banques libres
Ah bon ?Uncle Toby a écrit:Avant 1901 les associations et sociétés diverses existaient et fonctionnaient parfaitement, sans être l'objet d'une réglementation spéciale.
Entre quand et 1901 ?
Parce que, dans l'Ancien régime, les associations étaient soumises à d'autres règles mais il y en avait et je ne sache pas que les révolutionnaires aient laissé une si grande liberté de s'associer -- seule la liberté d'entreprendre (et encore !) fut garantie par la loi Le Chapelier...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Le_Chapelier
laquelle loi ne fut abolie qu'en 1864, sous le second empire déjà bien entamé.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Ollivier_%281825-1913%29
Si l'on compte les années de guerre et d'occupation relevant de la loi martiale avant que la IIIe république ne puisse vraiment s'établir, il y a donc 6 ans de relatif libéralisme pour les associations.
Je vois que les sociétés mutualistes ne sont autorisées qu'en 1888, ce qui veut dire qu'elles étaient interdites avant.
Je n'arrive pas à trouver le texte de loi régissant les associations avant 1901 mais je me souviens qu'il était fort restrictif.
Quant à repeupler l'Ardèche ou la Lozère de libres communautés, on avait essayé, cher ami, on avait essayé... Raté !
Re: A moi les libertariens! Banques libres
Je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de cadre réglementaire avant. Il y en avait un, certes, mais :
— sous l'ancien régime c'était l'approbation royale, souvent de pure forme dans les cas autres que politiques ou ayant des incidences fiscales, ou bien les sociétés et autres réunions étaient régies par le droit immémorial que même le roi ne pouvait altérer sans recourir à la grosse artillerie parlementaire, et encore pas toujours ;
— ensuite la loi le Chapelier ne vise que les associations professionnelles, il doit y avoir deux loi complémentaires sous la constituante et en Thermidor qui interdisent ou réglementent sévèrement les associations religieuses et les clubs politiques.
C'est le code Napoléon qui revient en arrière : "Nulle association de plus de vingt personnes dont le but sera de se réunir tous les jours ou à certains jours marqués, pour s’occuper d’objets religieux, littéraires, politiques ou autres, ne pourra se former qu’avec l’agrément du Gouvernement et sous les conditions qu’il plaira à l’autorité publique d’imposer à la société", préfigurant la loi de 1901.
Mais ces conditions elles-mêmes varient beaucoup dans les faits. Les académies de province datant de l'ancien régime par exemple, et fort nombreuses et fort influentes, n'ont jamais été inquiétées.
Ce que fait la loi de 1901 est plus insidieux : elle empêche toute existence associative réelle hors de son cadre, puisque seules les assos 1901 ont une réalité juridique reconnue. Comme d'hab : on commence par faire un cadre, puis on met des conditions à ce qui n'y entre pas pour y entrer : ça fait tamis, et au bout on ne conserve que ce qu'on veut dans la forme où on le veut.
De plus, ne faisons pas d'erreur : la méfiance envers les associations au long du XIXe siècle procède précisément d'une réflexion sur la liberté, qui considère que les associations traditionnelles professionnelles font peser sur leurs membres des contraintes trop lourdes. Il doit y avoir des textes de Turgot là dessus, y voir une méfiance systématique contre la liberté serait donc un contre-sens je crois.
Dans les faits de nombreuses associaitons existaient avant 1901 hors de tout cadre contraignant, ou alors très lâche : il fallait qu'elles soient approuvées par l'autorité, mais cela ne faisait peser sur elles aucune contrainte réglemetaire autre. Il suffit par exemple de regarder le droit fiscal des associations et ses règles infiniment abstrustes pour voir le chemin fait depuis et le corset réglementaire institué par la loi de 1901 autour des associations.
Ce qui n'empêche pas cette loi d'être célébrée absurdement comme la naissance des associations. C'est une vieille manie de l'Etat jacobin de faire croire que ce qu'il réglemente n'avait pas de réalité avant d'être réglementé par ses textes, sorte de nominalisme légal, de fétichisme des textes, je ne sais pas comment appeler ça. Mais la liberté, elle, se retrouve encadrée, régulée, sous les éternels prétextes harmonistes, les mêmes qui font prétendre qu'il faut "réguler le marché".
Hum... ça devait être le manque de fusils d'assaut et de munitions. Ou alors il y avait moins de cactus hallucinogènes qu'au Nouveau-Mexique.
(Non non nous ne sommes pas si éloignés de la monnaie qui a été à l'origine de ce fil : voir différentes oeuvres d'ADG où hippies et planches à billet font bon ménage !)
— sous l'ancien régime c'était l'approbation royale, souvent de pure forme dans les cas autres que politiques ou ayant des incidences fiscales, ou bien les sociétés et autres réunions étaient régies par le droit immémorial que même le roi ne pouvait altérer sans recourir à la grosse artillerie parlementaire, et encore pas toujours ;
— ensuite la loi le Chapelier ne vise que les associations professionnelles, il doit y avoir deux loi complémentaires sous la constituante et en Thermidor qui interdisent ou réglementent sévèrement les associations religieuses et les clubs politiques.
C'est le code Napoléon qui revient en arrière : "Nulle association de plus de vingt personnes dont le but sera de se réunir tous les jours ou à certains jours marqués, pour s’occuper d’objets religieux, littéraires, politiques ou autres, ne pourra se former qu’avec l’agrément du Gouvernement et sous les conditions qu’il plaira à l’autorité publique d’imposer à la société", préfigurant la loi de 1901.
Mais ces conditions elles-mêmes varient beaucoup dans les faits. Les académies de province datant de l'ancien régime par exemple, et fort nombreuses et fort influentes, n'ont jamais été inquiétées.
Ce que fait la loi de 1901 est plus insidieux : elle empêche toute existence associative réelle hors de son cadre, puisque seules les assos 1901 ont une réalité juridique reconnue. Comme d'hab : on commence par faire un cadre, puis on met des conditions à ce qui n'y entre pas pour y entrer : ça fait tamis, et au bout on ne conserve que ce qu'on veut dans la forme où on le veut.
De plus, ne faisons pas d'erreur : la méfiance envers les associations au long du XIXe siècle procède précisément d'une réflexion sur la liberté, qui considère que les associations traditionnelles professionnelles font peser sur leurs membres des contraintes trop lourdes. Il doit y avoir des textes de Turgot là dessus, y voir une méfiance systématique contre la liberté serait donc un contre-sens je crois.
Dans les faits de nombreuses associaitons existaient avant 1901 hors de tout cadre contraignant, ou alors très lâche : il fallait qu'elles soient approuvées par l'autorité, mais cela ne faisait peser sur elles aucune contrainte réglemetaire autre. Il suffit par exemple de regarder le droit fiscal des associations et ses règles infiniment abstrustes pour voir le chemin fait depuis et le corset réglementaire institué par la loi de 1901 autour des associations.
Ce qui n'empêche pas cette loi d'être célébrée absurdement comme la naissance des associations. C'est une vieille manie de l'Etat jacobin de faire croire que ce qu'il réglemente n'avait pas de réalité avant d'être réglementé par ses textes, sorte de nominalisme légal, de fétichisme des textes, je ne sais pas comment appeler ça. Mais la liberté, elle, se retrouve encadrée, régulée, sous les éternels prétextes harmonistes, les mêmes qui font prétendre qu'il faut "réguler le marché".
Quant à repeupler l'Ardèche ou la Lozère de libres communautés, on avait essayé, cher ami, on avait essayé... Raté !
Hum... ça devait être le manque de fusils d'assaut et de munitions. Ou alors il y avait moins de cactus hallucinogènes qu'au Nouveau-Mexique.
(Non non nous ne sommes pas si éloignés de la monnaie qui a été à l'origine de ce fil : voir différentes oeuvres d'ADG où hippies et planches à billet font bon ménage !)
Invité- Invité
Re: A moi les libertariens! Banques libres
Certes, le peyotl ne pousse pas spontanément sur le plateau des Vans !
Manque de fusils d'assaut, peut-être ; manque d'espace vide surtout, et là je suis très sérieuse : le "désert français" n'est peut-être que jachères, garrigues, friches ou causses mais tout cela, sans que rien ne le montre, est parfaitement cadastré. J'ai vécu quelques années au bord du Larzac et je me souviens d'un incident significatif. Une portion de route s'était effondrée à cause d'intempéries. La DDE l'a réparée et, pour éviter que ça recommence à l'orage suivant, a prévu un drain, empiétant sur les broussailles du talus voisin. Et j'ai eu la surprise d'entendre râler le maire du village parce que ce drain démarrait sur ses terres et qu'on ne l'avait même pas prévenu ! Ses terres : du causse tout ce qu'il y a de plus sauvage, du cade, du thym, de la caillasse, des touffes de lavandin, des épineux et quelques ronces baladeuses où il y a de l'eau. C'est d'ailleurs dans un joli roncier que les ouvriers de la DDE avaient porté la pioche.
Une communauté comme celle que présente Uncle Toby peut se maintenir là où on trouve encore des terres qui ne sont à personne ou qu'on peut acquérir en suffisance pour une mise réduite.
Il y aurait beaucoup à dire sur le mouvement hippie qui s'est cru de gauche alors que, si l'on regarde sans a priori leur discours, leur mode de vie et la façon dont ils se sont fait berner, récupérer et détruire par les gens de gauche, était un mouvement profondément de droite.
Manque de fusils d'assaut, peut-être ; manque d'espace vide surtout, et là je suis très sérieuse : le "désert français" n'est peut-être que jachères, garrigues, friches ou causses mais tout cela, sans que rien ne le montre, est parfaitement cadastré. J'ai vécu quelques années au bord du Larzac et je me souviens d'un incident significatif. Une portion de route s'était effondrée à cause d'intempéries. La DDE l'a réparée et, pour éviter que ça recommence à l'orage suivant, a prévu un drain, empiétant sur les broussailles du talus voisin. Et j'ai eu la surprise d'entendre râler le maire du village parce que ce drain démarrait sur ses terres et qu'on ne l'avait même pas prévenu ! Ses terres : du causse tout ce qu'il y a de plus sauvage, du cade, du thym, de la caillasse, des touffes de lavandin, des épineux et quelques ronces baladeuses où il y a de l'eau. C'est d'ailleurs dans un joli roncier que les ouvriers de la DDE avaient porté la pioche.
Une communauté comme celle que présente Uncle Toby peut se maintenir là où on trouve encore des terres qui ne sont à personne ou qu'on peut acquérir en suffisance pour une mise réduite.
Il y aurait beaucoup à dire sur le mouvement hippie qui s'est cru de gauche alors que, si l'on regarde sans a priori leur discours, leur mode de vie et la façon dont ils se sont fait berner, récupérer et détruire par les gens de gauche, était un mouvement profondément de droite.
Re: A moi les libertariens! Banques libres
Guinevere a écrit:Certes, le peyotl ne pousse pas spontanément sur le plateau des Vans !
Hum... Trichocereus pachanoï devrait réussir dans le Larzac, il résiste mieux au froid, résiste mieux au calcaire et pousse beaucoup plus vite que Lophophora williamsii (avis de jardinier amateur, pas d'amateur tout court, "ne vous droguez pas les enfants ce n'est pas bien", comme dirait Mr Garrison — qui donc a dit que le forum libéré était décousu ?).
En donner en quantités suffisantes aux maires et employés de la DDE réglerait peut-être le problème de leur mauvaise coopération aux communautés libertariennes.
(Pour les énarques j'ai bien peur qu'ils ne consomment déjà certaines substances.)
Invité- Invité
Re: A moi les libertariens! Banques libres
Oui, mais les substances snobs, c'est le genre cocaïne, difficile de l'obtenir en culture artisanale... vous vous rendez compte de l'investissement nécessaire ?
Le maire en question se contentait de substances plus communes quoique volontiers enivrantes...
Le maire en question se contentait de substances plus communes quoique volontiers enivrantes...
Re: A moi les libertariens! Banques libres
Revenons dans le sujet :
http://lumiere101.com/2007/12/04/la-banque-libre/
http://lumiere101.com/2007/12/04/la-banque-libre/
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